Site de Claude BROUSSY
CRITIQUES MUSICALES
ARTICLES PARUS DANS "LE MONDE" de 1964 à 1970 ET DANS "L'ENTR'ACTE" de 1970 à 1971 ______ UN NOUVEL OPERA DE VON EINEM A HAMBOURG « LE SOURIRE AU PIED DE L’ECHELLE » De Bibalo JACOBOWSKY ET LE COLONEL LA DAMNATION DE FAUST L’ETAT DE SIEGE MOISE ET AARON UNE NOUVELLE ETOILE SORT DE JACOB UNE PREMIERE AUX ETATS-UNIS Non, l’opéra n’est pas mort ! Les pouvoirs de la Musique Comment écrire un requiem en 1981 __________________________________________ UN NOUVEL OPERA DE VON EINEM A HAMBOURG L’Opéra de Hambourg vient de créer Der Zerrissene (L’Homme déchiré), de Gotfried von Einem., livret de Boris Blancher, d’après une pièce de J. Nestroy, elle-même issue d’un vaudeville parisien du dix-neuvième siècle. Dans cette œuvre, le compositeur a pris le parti d’ignorer royalement ce qui s’est passé en musique depuis Schönberg, et a écrit un opéra qui fait penser à Prokofieff et à Poulenc tout à la fois. Quelques airs et ensembles sont très réussis, et l’orchestration puissamment colorée convient à cette comédie viennoise aux résonances mélancoliques. La pièce, le compositeur et les interprètes furent accueillis par d’interminables applau-dissements cependant troublés de quelques sifflets. C.B. Le Monde du 1/10/1964 __________________________________ Création à l’Opéra de Hambourg ____ « le sourire AU PIED DE L’ECHELLE » De Bibalo _____ (Correspondance particulière) Hambourg… mai. Le sourire au pied de l’échelle, premier opéra d’Antonio Bibalo (compositeur né à Trieste en 1922), d’après une nouvelle d’Henry Miller, vient d’être créé à Hambourg, où il a été accueilli avec enthousiasme. Fragment de la vie d’un clown, écrite dans un style musical très libre mais relative-ment tonal, c’est une œuvre attachante, par moment émouvante, avec cependant des longueurs accentuées par une mise en scène maladroite du deuxième acte et un orchestre beaucoup trop bruyant sous la baguette du chef américain Theodor Blommfield. Par contre, Bibalo fut servi par une excellente distribution, avec en tête Heinz Blankenburg , dont les talents de comédien donnèrent au rôle de ce clown triste toute son épaisseur. On notera un intéressant emploi de la bande magnétique, la très belle scène du rêve que danse Peter van Dyk, le rôle du conteur, qui, devant le rideau, raccorde les scènes les unes aux autres. C’est dans l’ensemble une réussite. C.B. Le Monde en mai 1965 _____________________________________ Création à Hambourg _____ « JACOBOWSKY ET LE COLONEL » DE GISELHER KLEBE (Correspondance particulière) Hambourg… décembre. Cette œuvre écrite sur commande de l’Opéra de Hambourg, vient d’y être créée dans une mise en scène de G. Rennert avec Leopold Ludwig au pupitre. Le livret de Franz Werfel retrace , dans la débâcle de 1940, la fuite de Paris à Saint-Jean-de-Luz d’un riche juif venant d’Allemagne avec un colonel polonais, histoire pathétique et amu- sante à la fois qui a connu le succès dans le monde entier. La musique de Giselher Klebe laisse per-plexe. Ecrite dans l’ensemble selon les règles sérielles, mais avec un évident souci de « musicalité » de l’orchestration et d’intel-ligibilté du texte, elle dégage une grande monotonie (1), mis à part quelques passages émouvants, qui font regretter que Klebe n’ait pas laissé libre cours à son inspiration mélo-dique. Malgré le talent des interprètes : OskarCzerwenka (Jacobowsky), Gerhard Stolze (le colonel), Arlene Saunders (son amie) et Erwin Wohlfahrt (l’ordonnance), l’accueil du public fut assez réservé. C.B. Le Monde en décembre 1965 (1) C’était déjà le cas de la précédente œuvre de Klebe , Figaro divorcé Voir Le Monde du 19 juin 1964. « LA DAMNATION DE FAUST » A FRANCFORT _____ (Correspondance particulière) Francfort, 5 août. La saison musicale de Francfort s’est achevée sur un spectacle très remarquable : la première d’une nou-velle adaptation et mise en scène de la Damnation de Faust de Berlioz à l’Opéra. Hans Neugebauer a écrit cette nouvelle version scénique, retraduisant Faust en allemand à partir du texte de Berlioz, sans essayer de reprendre mot pour mot celui de Goethe, redonnant un contenu plus dramatique à la partie centrale de l’œuvre en déplaçant le choeur de soldats et d’étudiants qu’il insère au début de la quatrième partie, Marguerite cherchant alors son amant dans la foule en liesse. Mais c’est surtout à la mise en scène, également de Neugebauer, qu’est dû le succès remporté par cette reprise : le per-sonnage principal, celui qui ne quitte pas la scène un seul instant, c’est une immense grande roue (comme celle du Prater à Vienne), symbole du destin de Faust : à son pied, il rêve, dans la première partie ; prise d’assaut par les soldats pendant la Marche Hongroise, elle donne une troisième dimension aux mouvements des drapeaux figurant l’armée, magnifiant ainsi la trouvaille de Planchon dans les Trois Mousquetaires. Au haut de la grande roue apparaît Méphisto : c’est dans ses nacelles qu’il montrera le monde à Faust, du’il lui offrira l’amour de Marguerite, et c’est lié à son bâti que Faust sera emporté aux enfers. C.B. Le Monde en août 1968 t
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